La déscolarisation des enfants en RDC
Notre ami Honoré, de Lubumbashi, nous envoie ces quelques photos et commentaires pour vous éclairer sur un certain problème dans son pays, comme dans de nombreux autres pays africains concernant la déscolarisation des enfants. Pourtant, nous le savons, l’Education est l’un des moyens pour combattre la pauvreté.
La déscolarisation atteint prioritairement les milieux ruraux et les bidonvilles des centres urbains. Le manque de nourriture dans la famille est l’une des causes de cette déscolarisation.
Les parents doivent quitter tôt le matin leur foyer pour aller chercher de la nourriture et ils rentrent tard le soir. Cette absence de la maison fait que les enfants d’âge scolaire doivent rester à la maison pour garder les plus petits.
NOBI, 8ans et ses 3 frères et soeurs n’ont jamais été à l’école.
Certains enfants accompagnent leurs parents pour vendre quelques productions ou faire de petits boulots afin d’accroître le revenu familial. 
Parfois, les enfants font les travaux des parents si ceux-ci sont malades ou indisposés ou handicapés.
Certains vont jusqu’à travailler dans les mines.
PERCHANCE vends des feuilles de manioc au lieu d’être à l’école.
Déscolarisées, DEBORA et SARA font du porte-à-porte pour vendre des gombos


Enfant handicapé qui vend des feuilles de manioc.
Mais ce sont les filles qui restent les plus vulnérables à la déscolarisation car elles sont exposées au mariage et grossesses précoces, à la prostitution avec risque de contamination par le SIDA.
Déscolarisée, MAGI, 13 ans vend des mangues.
CHOUDEL, 15 ans, , n’a jamais été à l’école et ne sait ni lire, ni écrire……

Ajoutons que l’enseignement n’est pas gratuit, comme en Europe et que des familles qui cherchent à manger au jour le jour ne peuvent se permettent de payer des frais de scolarisation.
Les cantines scolaires sont encore insuffisamment nombreuses pour couvrir les besoins et elles doivent être gratuites pour que la famille accepte d’envoyer les enfants à l’école. Or les Gouvernements africains ne sont pas prêts à en faire l’une de leurs priorités. Il y a tant de priorités en Afrique! Or on ne peut étudier le ventre vide!
Merci Honoré pour ces images!
En France, nous devrions penser plus souvent qu’il y a plus misérables que nous!


